Olivier Faure aurait pu espérer un congrès plus serein. Plus d’une semaine après sa réélection à la tête du Parti socialiste, pour un quatrième mandat, sa courte victoire, avec 51,15 % des voix, n’a pas mis fin aux débats qui fracturent le PS. Et c’est, à nouveau, le rapport à La France insoumise qui n’en finit plus de diviser les socialistes.
Après une journée de samedi marquée par les discussions entre les courants, la traditionnelle synthèse socialiste n’a pas eu lieu, à Nancy, où se tenait le 81e congrès du PS. Nicolas Mayer-Rossignol a annoncé dimanche l’absence d’accord avec Olivier Faure pour intégrer tous les courants dans la direction. Résultat : un parti coupé en deux, confronté à ce que l’eurodéputé François Kalfon qualifie de « désaccord stratégique majeur », sur fond de débats sur les valeurs.
Malgré ce clivage, Olivier Faure salue son rival, lorsqu’il rentre dans la salle du palais des congrès. Les deux hommes se retournent, lèvent ensemble les bras et saluent les militants. Une fausse image d’unité qui ne trompe personne.
« Nous ne pourrons plus traiter la question sociale indépendamment de la question écologique »
Les divisions n’ont pas empêché Olivier Faure de parler du fond, pour son discours de clôture, dimanche. Histoire de se tourner vers les Français, pour changer. Face à « une crise citoyenne, celle de l’égalité, celle du climat », il entend défendre un « socialisme…
Auteur: François Vignal

