« La France est à Orléans » s’époumone la speakerine de la CGT, alors que des retardataires des sections de Bretagne rejoignent le cortège en cours de route. Il faut dire que les centrales syndicales ont acheminé de nombreux adhérents provenant de toute la France pour venir frapper un grand coup dans le Loiret ce samedi, où le RN tient son XIXe congrès. 13 000 manifestants selon la préfecture et 26 000 selon les organisateurs : Orléans n’avait pas vu ça depuis la réforme des retraites de 2023. Aux militants syndicalistes venus de toute la France s’est greffé un public plus jeune – que l’on devine plus habitué aux mobilisations lycéennes de ces dernières semaines.
À l’autre bout de la ville aussi, on sent que ce samedi orléanais dépasse largement les frontières de la municipalité. « Comme en 1429, Orléans est en partie assiégée à nouveau. Aujourd’hui, c’est par quelques nervis d’extrême gauche qui sont davantage préoccupés par leur hostilité au RN que par les difficultés des Français », a lancé le député Thomas Ménagé en ouverture du congrès ce samedi après-midi. Charge historique oblige, la manifestation du matin était parsemée de pancartes disputant au Rassemblement national le symbole de Jeanne d’Arc. « Ils l’auraient brûlée pour wokisme », « Vous n’aurez pas la jeune fille en jeu, ni sa ville ! » pouvait-on notamment lire.
En ne laissant pas leur ville et ses figures à…
Auteur: Louis Mollier-Sabet
