Pouvoir d’achat : l’unité sur le constat, les divergences sur les solutions
Alors que l’inflation continue d’éroder les revenus des ménages, la question salariale demeure la priorité de l’ensemble des organisations syndicales. La récente revalorisation automatique du Smic, déclenchée par le dépassement du seuil légal d’inflation, est jugée insuffisante par plusieurs centrales. La CGT réclame une augmentation immédiate de 5 % du Smic, une hausse générale des salaires ainsi que le rétablissement d’un mécanisme d’indexation permettant à l’ensemble des rémunérations de suivre l’évolution des prix.
La CGT défend un blocage des prix sur les produits de première nécessité et une meilleure répartition des richesses créées dans les entreprises.
Le syndicat de Sophie Binet défend également un blocage des prix sur les produits de première nécessité et une meilleure répartition des richesses créées dans les entreprises. Force ouvrière partage cette analyse. Elle revendique le retour d’une échelle mobile des salaires tout en réaffirmant le rôle central des négociations de branche pour garantir des augmentations collectives.
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La CFDT adopte une approche différente. Elle privilégie les négociations d’entreprise et de branche plutôt que des mécanismes automatiques d’indexation. Pour Marylise Léon, l’enjeu consiste à rouvrir rapidement les négociations afin d’éviter un décrochage durable entre les revenus des travailleurs et le coût de la vie. L’Union syndicale Solidaires défend pour sa part une augmentation générale des salaires, des minima sociaux et des pensions. Le syndicat milite également pour un renforcement de la fiscalité sur les hauts…
Auteur: Céline Martelet

