En juin dernier, les attaques américaine et israélienne sur l’Iran avaient une justification officielle : le pays aurait été à quelques mois à peine de mener à bien son programme nucléaire. Il fallait à tout prix l’en empêcher car, selon les diplomates occidentaux, une telle réussite aurait mis en danger toute la région. C’était d’autant plus important, insistait-on, que le régime iranien est une théocratie sanguinaire qui ne recule devant rien : aucune provocation, aucune menace, aucune répression. Si les mollahs mettaient la main sur une bombe nucléaire, la fin du monde était proche. La suite leur a donné partiellement raison : on a pu voir de visu ces dernières semaines le caractère sanguinaire du régime à travers la terrible répression qu’il a exercée sur ses opposants. Fort heureusement, cependant, la fin du monde n’a pas eu lieu.
Pour autant, l’argument selon lequel il faudrait empêcher une théocratie de s’emparer d’un arsenal nucléaire ne va pas de soi. Dans plusieurs pays dotés de l’arme nucléaire, les religieux ont le vent en poupe et le fait est que, bien souvent, les fondamentalistes sont déjà au pouvoir. Aux Etats-Unis, le président Trump a fait une campagne axée sur la potentielle fin du monde, si les démocrates gagnaient, et le retour de l’âge d’or s’il était élu : il s’agissait avant tout de rallier l’électorat évangélique blanc. Mission accomplie, puisque les évangéliques blancs ont voté à près de 80% pour le républicain. Parmi les multiples gages donnés en guise de récompense, le moindre n’est sans doute pas le bureau de la foi, qui est devenue, au fil du temps un véritable police religieuse, dont les représentants sont présents à tous les étages de l’administration fédérale. Tous les membres du gouvernement ne sont évidemment pas des fondamentalistes chrétiens, mais certains sont très en vue. On pense évidemment à la pasteure évangélique charismatique Paula White Cain qui…
Auteur: dev

