« Le recours à la force pour résoudre les différends et régler les conflits ne doit pas devenir la norme », a déclaré la Haute-Commissaire adjointe de l’ONU aux droits de l’homme, Nada Al-Nashif, devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève.
Ces propos interviennent alors que le conflit déclenché par l’offensive israélo-américaine contre l’Iran s’étend au Moyen-Orient au cinquième jour de cette guerre.
« A première vue, notre discussion d’aujourd’hui peut sembler quelque peu ironique (…). Malheureusement, au moment même où nous parlons, tout le Moyen-Orient est plongé dans le chaos, avec des conséquences imprévisibles qui se répercuteront bien au-delà de la région », a dit Mme Al-Nashif, rappelant les propos du Haut-Commissaire Volker Türk sur « un monde sens dessus dessous ».
Au-delà de cette région, elle a décrit une fragmentation plus large du monde. Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), « la division est omniprésente ».
60 conflits armés
Au Soudan, les discours haineux alimentent les crimes atroces et les crimes contre l’humanité. L’invasion russe de l’Ukraine a déchiré des familles et la société. Et Gaza illustre « les résultats de décennies de déshumanisation et de violence persistante ».
Au-delà de ces exemples, elle a dressé le constat d’une dérive plus globale. Un monde teinté par « la militarisation des sociétés, l’armement des civils et le recrutement des enfants ».
Un constat qui s’impose au fil des travaux du Conseil des droits de l’homme. Le forum des droits humains a ainsi consacré beaucoup de son temps « à certaines des violations les plus flagrantes des droits humains commises dans plus de 60 conflits armés qui font rage à travers le monde ».
Dans ce contexte, Mme Al-Nashif a mis en garde contre les limites du tout-militaire. « Des solutions militarisées peuvent s’avérer nécessaires. Mais elles…
Auteur: Nations Unies FR

