Le premier Conseil municipal du mandat, ce mercredi 8 avril, consacré aux questions budgétaires et au règlement intérieur de l’assemblée, a fait l’objet de débats houleux entre la majorité socialiste et l’opposition issue de la France Insoumise, qui dénonce un “budget d’austérité” et une “concentration des pouvoirs” entre les mains du maire
De trois, ils sont passé à huit. L’opposition de gauche du conseil municipal a vu ses rangs plus que doubler depuis le précédent mandat, et s’impose désormais comme principal adversaire de la majorité “socialiste” à la maire de Montpellier. Le Conseil municipal de ce 8 avril, le premier du mandat, en offre un exemple éloquent.
L’austérité, mais en mieux
Le débat d’orientation budgétaire, sujet principal de la séance, a opposé deux lectures irréconciliables d’un même chiffre : 157 millions d’euros de dépenses d’équipements. Pour la majorité, c’est la preuve d’une gestion solide — épargne brute au-dessus de la moyenne nationale, dette maîtrisée, taxe foncière stable. Pour l’opposition insoumise, c’est précisément le problème.
« Gérer la dette n’est pas une orientation politique », tranche Nathalie Oziol, cheffe de file de l’opposition de gauche, qui plaide pour un plan d’urgence contre la précarité. La pique est directe : pendant que le parti socialiste vote à l’Assemblée les budgets qui assèchent les dotations des collectivités — et la députée PS Fanny Dombre-Coste était dans la salle pour l’entendre — la municipalité en gère les conséquences et appelle ça de la rigueur. Antoine Bertrand, autre élu Insoumis, va au concret : la non-augmentation de la taxe foncière protège avant tout les propriétaires, minorité tranquille, pendant que les locataires subissent seuls l’explosion des loyers. « Le budget est à l’équilibre…
Auteur: Elian Barascud

