« On va se battre jusqu’au bout, mais ça va être difficile » a reconnu le ministre de l’Economie, Roland Lescure sur France Inter le 30 juillet. Alors que le gouvernement souhaitait initialement ramener le déficit public pour 2026 à hauteur de 5 % du PIB, l’augmentation des dépenses liées à la crise dans le détroit d’Ormuz et la répétition des vagues de chaleurs favorisant les sécheresses et les incendies compromet cet objectif. En témoignent les 3 milliards d’euros de crédits gelés le 7 juillet portant le total des crédits gelés pour l’exercice 2026 à 9 milliards.
Selon une étude du ministère de la Transition écologique, la sécheresse de 2022, année record jusqu’à aujourd’hui, aurait coûté 5,6 milliards d’euros dont 1,1 milliard d’euros de pertes directes de production agricole. « Cette année, ces chiffres seront supérieurs à ce qu’ils étaient en 2022 », a affirmé Monique Barbut, le 27 juillet. En parallèle, avec plus de 115 000 hectares touchés par les incendies, la France connaît la saison la plus intense depuis la seconde guerre mondiale. Selon les premières estimations, le coût des incendies en Gironde pourrait s’élever à plus de 500 millions d’euros pour la filière sylvicole.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a également annoncé la prise en charge intégrale par l’Etat des indemnités d’activité partielle versées aux entreprises situées dans les zones évacuées. A cela…
Auteur: Henri Clavier

