« Aucun dispositif de consigne obligatoire ne sera mis en place. » Par ces quelques mots publiés dans un communiqué le 4 septembre, le gouvernement a acté qu’il n’imposerait pas le dispositif de consigne pour recyclage des bouteilles en plastique.
Il a fini par écouter les collectivités territoriales qui dénoncent depuis des mois ce projet relancé par Emmanuel Macron le 19 mai. En instaurant cette consigne de quelques centimes par bouteille collectée, le président de la République espérait atteindre plus rapidement l’objectif d’au moins 90 % des bouteilles en plastique de boisson recyclées d’ici 2029.
« Beaucoup de soulagement »
Mais c’était sans compter la vive désapprobation des collectivités territoriales qui collectent déjà ces bouteilles dans le cadre du tri des déchets instauré partout en France, et dont le modèle économique de gestion de leurs déchetteries repose sur la revente de cette matière. Celles-ci avaient même claqué la porte de la concertation le 1er juillet dénonçant la mise en place d’une « fausse consigne ». L’approche des élections sénatoriales du 27 septembre a pu achever de convaincre le gouvernement. Celui-ci propose désormais la mise en place de la consigne « à l’échelle des seules collectivités volontaires, notamment celles présentant les taux de collecte les plus bas ».
Ce rétropédalage a été accueilli « avec beaucoup de soulagement » par Intercommunalités de France, l’Association des maires de France, France urbaine et le Cercle national du recyclage. Au contraire, la Maison des eaux minérales naturelles (MEMN) et le Syndicat des boissons sans alcool (SBSA) estiment qu’une consigne volontaire à géométrie variable risque de créer « de la confusion pour les consommateurs et une complexité logistique et industrielle majeure pour les entreprises, sans compter les importants risques de fraudes ».
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