Afin d’accompagner le lancement de la nouvelle version de sa montre Tank, Cartier a fait le pari de la réalité augmentée : à travers un filtre Snapchat, les utilisateurs peuvent visualiser le produit à leur poignet et découvrir son évolution au fil du temps. Comme Cartier, de plus en plus de marques proposent aujourd’hui des façons innovantes d’essayer leurs produits : des matelas vendus avec 100 jours d’essai (Emma, Tediber…), Etam qui propose le try-at-home, c’est-à-dire de recevoir une sélection de produit à domicile et de ne payer que ceux que l’on décide de conserver…
Tout cela suggère à quel point les consommateurs ont encore besoin d’essayer. Les ventes en ligne ne cessent de croître mais l’absence d’essai des produits reste leur principale limite. Pour le client, cela limite le risque de regretter son achat. Puisqu’il n’est pas possible de mobiliser tous ses sens derrière une page web, certains ont développé des comportements « hybrides ». C’est par exemple se renseigner en ligne sur un produit, puis se rendre en magasin pour l’essayer avant de l’acheter.
Pour les distributeurs, il s’agit de tirer le meilleur de deux mondes : celui du catalogue en ligne pour lequel l’essai est impossible contrairement au magasin où l’on ne peut cependant pas présenter une gamme entière. Cela impliquerait un maillage géographique serré, de grands espaces de vente, mais aussi beaucoup de personnel.
Dans ce contexte, les nouvelles formes d’essai semblent donc prometteuses. Nous avons en particulier étudié les perspectives ouvertes par la réalité augmentée.
Un vêtement joli ? Oui mais pas forcément sur moi
Comment un essai impacte-t-il les intentions d’achat des consommateurs ? D’où cela vient-il ? Est-ce reproductible autrement ? Pour répondre à ces interrogations, nous avons mené une étude en plusieurs phases.
Nous avons tout d’abord demandé à un échantillon de 162…
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Auteur: Philippine Loupiac, Assistant Professor in Marketing, TBS Education

