Consommation d’alcool à l’adolescence : les parents doivent mettre des règles… et pas seulement discuter

Lorsque vient le temps de parler de consommation d’alcool avec leur adolescent ou leur adolescente, bien des parents ne savent trop sur quel pied danser. Officiellement, l’âge minimal pour consommer de l’alcool est de dix-huit ans au Québec. Bien que sa consommation chez les jeunes ait diminué, plus de 80 % d’entre eux boivent de l’alcool avant l’âge de 17 ans.

De nombreux pays ont instauré des lois afin d’interdire la consommation et la vente d’alcool auprès des mineurs afin d’éviter les effets néfastes de l’alcool sur leur cerveau en développement. Ces lois ne suffisent cependant pas à en réduire la consommation. Aussi, le rôle des parents pourrait être déterminant.

Alors quoi dire ? Quoi faire ?

Chercheuses en psychologie et en criminologie, nous avons réalisé une étude publiée en 2024 à partir d’une enquête auprès de 1 154 adolescents et adolescentes belges. Ainsi, nous avons examiné leurs perceptions de la supervision parentale, des lois et de leur acceptabilité, ainsi que leur consommation d’alcool. Les parents n’ont pas été consultés.

Notons qu’en Belgique, les jeunes peuvent consommer certains types d’alcool, comme la bière et le vin, dès l’âge de 16 ans. Cet âge minimal est parmi les plus bas des pays occidentaux.

L’importance du type de supervision parentale à l’adolescence

Dans les écrits scientifiques, il est clair que la supervision des parents permet de réduire la consommation d’alcool chez les adolescents.

Il s’agit ici de sollicitation parentale, c’est-à-dire le fait de poser des questions à son enfant afin de savoir comment il ou elle occupe ses temps libres et de connaître ses fréquentations. La supervision parentale comprend aussi les règles que les parents imposent à leur enfant, de façon générale d’une part, et quant à la consommation d’alcool d’autre part.

Les règles spécifiques à l’alcool ne se limitent pas à…

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Auteur: Catherine Cimon-Paquet, Chercheuse doctorante, Département de psychologie, Université du Québec à Montréal (UQAM)