Perte de mémoire, dépendance, voire même une dépression respiratoire pouvant entraîner la mort dans des cas extrêmes… les risques liés aux usages détournés de médicaments de la famille des benzodiazépines, notamment chez les jeunes, sont sérieux.
Des retours ponctuels de certains professionnels ont suscité des inquiétudes quant à l’utilisation par des jeunes de benzodiazépines délivrées sur ordonnance, comme le Xanax, à des fins récréatives.
En Australie, les détections de ces substances par la police des frontières ont presque doublé au cours des cinq dernières années.
Pourquoi les jeunes les consomment-ils ? Et en quoi les effets indésirables de ces médicaments diffèrent-ils de ceux relevés quand ils sont prescrits par un médecin ?
Chaque mardi, le plein d’infos santé : nutrition, bien-être, nouveaux traitements… Abonnez-vous dès aujourd’hui.
C’est quoi les benzodiazépines ?
Vous connaissez peut-être cette large classe de médicaments par leurs noms commerciaux. Le Valium (diazépam), le Xanax (alprazolam), le Normison (témazépam) et le Rohypnol (flunitrazépam) n’en sont que quelques exemples. Ils sont parfois appelés « tranquillisants mineurs » ou, plus familièrement, « benzos ».
Ils augmentent l’activité du neurotransmetteur, l’acide gamma-aminobutyrique (Gaba). Le Gaba réduit l’activité cérébrale, en produisant des sensations de relaxation et de sédation.
Les effets secondaires indésirables incluent de la somnolence, des vertiges et des problèmes de coordination.
Les benzodiazépines étaient autrefois largement prescrites pour le traitement à long terme de l’anxiété et de l’insomnie. Elles sont encore prescrites pour ces affections, mais moins fréquemment et sont également parfois utilisées dans le cadre du traitement du cancer, de l’épilepsie et du sevrage…
Auteur: Nicole Lee, Adjunct Professor at the National Drug Research Institute (Melbourne based), Curtin University

