10% de réduction des risques
S’il est reconnu qu’une alimentation riche en fruits et légumes a un effet protecteur contre différents types de cancers, ces aliments sont aussi la principale source d’exposition aux pesticides, dont certains sont cancérigènes. La consommation d’aliments bio permet de réduire cette exposition.
Pour mieux comprendre l’effet potentiellement protecteur d’une alimentation bio, qui permet de réduire cette exposition aux pesticides, les chercheurs de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle (Inrae, Inserm, Conservatoire national des arts et métiers, université Sorbonne Paris-Nord et université Paris Cité) se sont appuyés sur les données de la cohorte NutriNet-Santé, mise au point pour évaluer les relations entre nutrition et santé et ainsi identifier des facteurs de risque ou protecteurs. Leurs travaux ont été publiés dans la revue American Journal of Clinical Nutrition.
Au total, 31 179 participants adultes – dont 75 % de femmes – ont répondu à des questionnaires détaillés permettant d’évaluer la fréquence à laquelle ils consomment des aliments conventionnels et bios. Ils ont été suivis pendant sept ans en moyenne, période au cours de laquelle 1 718 cas de cancer, dont 284 cas de cancer du sein post-ménopausique, sont survenus.
Le fait de remplacer des fruits et légumes conventionnels par des équivalents bios était associé de manière significative à une réduction du risque de cancer du sein post-ménopausique de 10 % pour chaque portion de 100 g d’aliments substitués quotidiennement.
Quelle que soit la méthode de modélisation de l’exposition utilisée, plus la consommation de fruits et légumes bios était élevée, plus le risque diminuait. En revanche, remplacer des fruits et légumes conventionnels par des bios n’a pas été associé à une réduction du risque pour les autres types de cancer.
Concernant le cancer colorectal, « on…
Auteur: Charlene Catalifaud

