Constellucination / Louise Bentkowski / Verdier, 128 pages, 17 euros.
À la chercher on la trouve, la mention « roman ». Plus précisément même : « premier roman ». Mais elle est discrète, n’apparaissant que sur la quatrième de couverture de Constellucination, de Louise Bentkowski. On serait bien en peine de fournir une définition précise du genre romanesque, tant celui-ci s’est vu qualifier des textes d’allure hétéroclite. Certains ont pu le regretter ; ce ne sera pas notre cas.
La dénomination « roman » étant quasi obligatoire pour avoir quelque chance de figurer dans une rentrée « littéraire » où la concurrence est impitoyable, on ne se plaindra pas que le genre reste accueillant à des formes autres que celle qui monopolise les rayons des librairies : le roman néo-naturaliste. La langue, aussi bien troussée soit-elle, n’y est qu’un flux de mots transparents mis au service d’une intrigue.
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Psychologie et faits de société y ont une place de choix, une pincée plus ou moins grande de politique ou de notations sociologiques ne donnant au mieux qu’un arôme de contestation. Comme l’écrivait l’an dernier Philippe Forest dans son essai percutant Rien n’est dit (1) : « De plus en plus rares sont aujourd’hui les œuvres […] qui peuvent prétendre à une relative reconnaissance tout en ne se soumettant pas à l’impératif simple de ce que, conformément aux exigences du marché, l’on considère unanimement comme un ‘vrai roman’. »
Constellucination s’écarte avec bonheur de cet…
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Auteur: Christophe Kantcheff

