La dernière législature a été marquée au fer rouge de la réforme des retraites, la nouvelle va faire ses premiers pas avec son fantôme. Comme le sparadrap du capitaine Haddock, cette loi contre laquelle de nombreux Français ont défilé au début de l’année 2023, n’a jamais disparu du débat public. La teneur de la campagne des oppositions durant les législatives anticipées de juin dernier en atteste. Sous la bannière du Nouveau Front populaire, la gauche en a fait l’un de ses principaux axes programmatiques, en demandant le retour aux 60 ans.
Avec le pouvoir d’achat, cette thématique devrait aussi s’imposer comme l’un des sujets chauds de la rentrée sociale. L’abrogation du report de l’âge légal à 64 ans fait partie des mots d’ordre pour la journée de mobilisation syndicale du 1er octobre, à l’appel notamment de la CGT. Le Rassemblement national a annoncé aussi dès juillet qu’il profiterait de son espace réservé du 31 octobre pour mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale une proposition de loi d’abrogation.
François Bayrou veut poser le sujet « de manière renouvelée »
À l’heure où l’Élysée se met en quête d’une coalition suffisamment large pour résister dans la durée au palais Bourbon, plusieurs interlocuteurs d’Emmanuel Macron ont posé le sujet sur la table. Le chef de file du Modem, François Bayrou, a fait savoir que la réforme était « améliorable », mardi sur France Info….
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Auteur: Guillaume Jacquot

