Contenus haineux en ligne : oui, les modérateurs humains ont les moyens de l’emporter

Pour les principales plates-formes de services numériques, le règlement européen DSA est entré en vigueur le 25 août dernier.
Shutterstock, Fourni par l’auteur

Les réseaux sociaux sont devenus les « places publiques numériques » de notre époque. Ils permettent la communication et l’échange d’idées à l’échelle mondiale. La nature non réglementée de ces plates-formes y a toutefois permis la prolifération de contenus préjudiciables, de désinformation et de discours haineux.

Bien qu’il s’avère difficile de réglementer le monde en ligne, une voie prometteuse a été ouverte par le Digital services act (DSA), adoptée en novembre 2022. Le règlement est entré en vigueur depuis le 25 août dernier pour les plates-formes les plus importantes et vaudra pour toutes à partir du 17 février prochain.

Cette loi prévoit que des « signaleurs de confiance » (« trusted flaggers ») rapportent certains types de contenus problématiques aux plates-formes, qui doivent alors les retirer dans les 24 heures. Qu’en attendre étant donnée la rapidité et de la complexité de la dynamique virale des médias sociaux ? Pour le savoir, nous avons simulé l’effet de la nouvelle règle, dans une recherche publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences.

Nos résultats montrent que cette approche peut effectivement réduire la diffusion de contenus préjudiciables. Nous proposons également quelques pistes pour une mise en œuvre optimale des règles.

Modérer après 24h n’est pas inefficace

Nous avons pour cela utilisé un modèle mathématique de propagation de l’information pour analyser la manière dont les contenus préjudiciables sont diffusés sur les réseaux sociaux. Chaque message préjudiciable y est traité comme un « processus ponctuel auto-excitant ». Cela signifie qu’il attire de plus en plus de personnes dans la discussion au fil du temps et génère d’autres messages…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Marian-Andrei Rizoiu, Senior Lecturer in Behavioral Data Science, University of Technology Sydney

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