Si vous êtes une femme hétérosexuelle en âge de procréer, vous en avez forcément entendu parler. Il y a votre amie archiconvaincue qui vous assure avoir renoué avec ses émotions et sa libido depuis qu’elle a troqué ses pilules contre un thermomètre ; votre gynéco plus que méfiant qui vous conseille plutôt un stérilet hormonal ; votre collègue qui vous rapporte que deux de ses copines sont tombées enceintes en utilisant des applications de suivi de cycle.
Dans cette cacophonie, difficile de se forger un avis sur les méthodes de contraception dites « naturelles ». Reporterre a essayé d’y voir plus clair.
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Contraceptions « naturelles » : de quoi parle-t-on ?
Il s’agit de méthodes basées sur la détermination de la période fertile de la femme. Rappelez-vous, c’étaient vos cours de biologie de terminale. Le cycle démarre au premier jour des règles. S’ensuit une phase préovulatoire, durant laquelle plusieurs follicules se développent dans les ovaires. L’un d’eux finit par libérer un ovocyte : c’est l’ovulation.
Vient ensuite la phase lutéale, de préparation de l’utérus à la grossesse au cas où il y aurait eu fécondation de l’ovule par un spermatozoïde. Si la fécondation n’a pas lieu, l’endomètre, douillet matelas utérin destiné à accueillir l’embryon, est évacué au cours des règles — et commence un nouveau cycle.
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Les spermatozoïdes pouvant survivre jusqu’à 5 jours et l’ovocyte environ 24 heures, la période de fertilité est d’à peu près 6 jours par cycle. De ce constat sont nées deux grandes « familles » de contraceptions dites « naturelles ». La plus ancienne — méthode Ogino-Knaus ou méthode du calendrier — repose sur un calcul statistique : dans l’hypothèse où un cycle dure en moyenne 28 jours et que l’ovulation survient 14 jours avant…
Auteur: Émilie Massemin

