Une nouvelle chronique hebdomadaire sur les musiques qui portent en elles un vent de révolte et de liberté
En août dernier nous quittait Catherine Ribeiro, actrice et chanteuse française, à l’âge de de 82 ans. L’occasion de nous faire (re)découvrir cette artiste unique, qui a débuté sa carrière en tant qu’actrice, avant de se tourner vers la musique.
À ses débuts dans les années 70, Catherine Ribeiro est vite cataloguée «chanteuse yéyé». Hospitalisée durant le printemps 1968 après des problèmes de santé, elle n’en reste pas moins connectée à son époque et aux luttes qui l’animent, et s’engagera même au sein de l’Organisation Communiste Internationaliste, une organisation trotskiste.
Sur le plan artistique, cette période bouleverse les limites de l’imagination et de la création. Catherine Ribeiro délaisse alors les enregistrements calibrés pour les ondes radio, et préfère s’associer au groupe Alpes, avec lequel elle enregistrera plusieurs albums de rock psychédélique aux accents folk et aux teintes expérimentales. Dès lors, sa musique et ses textes refléteront ses convictions antimilitaristes et anticoloniales, ainsi que des thématiques plus intimes mais toujours empreintes d’humanité.
À l’époque déjà, le conflit en Palestine a des retentissements à l’international : en 1967, à l’issue de la guerre des 6 jours, Israël occupe la Cisjordanie, la bande de Gaza, une partie du Sinaï et la plupart des haut-plateaux du Golan en Syrie. Catherine Ribeiro se prononce alors contre l’occupation israélienne et participe à des manifestations en faveur de la Palestine, à l’image des mouvements de gauche et des organisations étudiantes.
Catherine Ribeiro était également animée par les autres causes internationales et de justice sociale de son temps : en soutien aux réfugié·es espagnol·es du franquisme, solidaires avec diverses luttes ouvrières et mouvements révolutionnaires d’alors,…
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Auteur: B

