Une bataille inédite s’ouvre ce vendredi 24 octobre dans l’hémicycle du Palais Bourbon. Les députés entament l’examen en séance publique du projet de loi de finances pour 2026 – dont la partie « recettes » a déjà été rejetée en commission -, sans la menace de l’article 49.3 de la Constitution, puisque le Premier ministre a promis de ne pas engager la responsabilité de son gouvernement pour faire adopter ce budget. Pour la première fois sous la Ve République, les parlementaires ont donc le champ libre pour bâtir les trajectoires financières de l’année à venir, alors que la fracturation politique promet des débats particulièrement houleux.
C’est dans ce contexte que le Rassemblement national a présenté jeudi son contre-budget pour 2026, exercice rituel pour les oppositions. Le parti de Marine Le Pen a dévoilé une copie en forme de rouleau compresseur, alignant des mesures d’économies particulièrement ambitieuses pour parvenir à financer ses propres promesses électorales, comme le retour à un âge légal de départ à la retraite à 60 ou 62 ans, ou encore de nombreuses suppressions d’impôts pour les ménages.
Là où le projet de loi de finances présenté par le gouvernement vise les 30 milliards d’euros d’économies, le RN prétend pouvoir atteindre les 36 milliards, avec une baisse de 50 milliards sur les dépenses, doublée d’une diminution de 14 milliards sur les recettes fiscales.
Un tiers des économies…
Auteur: Romain David

