Alors qu’à Paris se poursuivent les audiences pour l’extradition des antifascistes accusé.es dans l’affaire Budapest (audience pour Gino le 28 janvier, audience pour Zaid le 18 février), le verdict contre Maja sera prononcé dans la capitale hongroise le 4 février. Iel risque jusqu’à 24 ans de prison. Rappelons que ces procédures, pour lesquelles une coopération européenne sans précédent dans l’histoire récente des mouvements politiques a été mise en place, trouvent leur origine dans l’opposition des antifascistes à la tenue de la soi-disant « Journée de l’honneur », une manifestation ouvertement nazie qui s’est déroulée en février 2023.
Pendant ce temps, en Angleterre, depuis plus d’un an, 24 militant.es sont emprisonné.es sans procès pour avoir mené des actions directes contre la machine de guerre dans l’un de ses centres névralgiques : l’industrie de l’armement. Pour ces mêmes raisons, Palestine Action a été qualifiée d’organisation terroriste par le gouvernement britannique et toute personne qui la soutient risque d’être arrêtée.
La coopération entre les forces de police européennes, la qualification de terrorisme pour les organisations politiques radicales et le discours qui tend à inverser la responsabilité de la violence politique sont autant de signaux inquiétants de la séquence actuelle dans le domaine de la gestion intergouvernementale des mouvements sociaux d’opposition. La criminalisation de l’antifascisme et du soutien au peuple palestinien sont l’expression d’un virage autoritaire qui va de pair avec la mise en place d’un régime de guerre impérialiste et antipopulaire. Autour de nous, les rafles quotidiennes à la recherche de sans-papiers se poursuivent, l’islamophobie est intégrée dans les discours gouvernementaux et le nombre de morts dues au racisme structurel de l’Occident devient sans fin.
Mais en cette période si sombre,…
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