En Argentine, l’offensive néolibérale menée par le président d’extrême droite Javier Milei continue de frapper durement les travailleurs et les classes populaires. Depuis son arrivée, la précarité s’est étendue avec la perte de 280 000 emplois formels. Le pouvoir d’achat s’est érodé, touchant particulièrement les retraités et les secteurs les plus vulnérables. Fort de sa victoire électorale sponsorisée par Trump, Milei présente désormais une loi travail XXL qui menace de remettre en cause les droits historiques du monde du travail.
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Au menu de l’offensive de Milei, une remise en cause brutale de droits historiques conquis par le monde du travail. Parmi les 196 articles de cette contre-réforme, on trouve notamment la flexibilisation des horaires de travail, la facilitation des licenciements avec la création d’un « fond » pour les employeurs alimenté par des cotisations aujourd’hui destinées à la sécurité sociale, la restriction du droit de grève ou encore la diminution des moyens syndicaux dans les entreprises. Certaines mesures visent aussi à empêcher les assemblées de salariés, à introduire l’inversion de la hiérarchie des normes et à remettre en cause les conventions collectives jugées trop favorables aux travailleurs.
Le patronat français (…) se frotte déjà les mains des profits qu’il pourrait réaliser sur le dos des travailleurs argentins.
Cette offensive fait directement écho aux « lois travail » menées ces dernières années en France, de la loi El Khomri aux ordonnances Macron, mais dans une ampleur plus profonde encore. L’objectif poursuivi par Milei est assumé : flexibiliser le marché du travail afin d’attirer…
Auteur: Collectif

