La loi SRU a 25 ans. Elle porte l’un des principes les plus essentiels de notre République sociale : chaque commune doit garantir à toutes et tous l’accès à un logement digne. La mixité sociale n’est pas une option. Elle est une condition démocratique pour vivre ensemble et faire République.
Or ce principe est aujourd’hui fragilisé par une crise du logement qui atteint un niveau inédit. Fin 2024, 2,8 millions de ménages attendaient un logement social : 1,8 million pour un premier logement, 870 000 pour une mutation adaptée, sans parler de celles et ceux qui renoncent à déposer une demande tant l’attente paraît interminable. Dans le même temps, seules 384 000 attributions ont été réalisées, soit moins de 10 % des demandes.
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Derrière ces chiffres, il y a des vies suspendues. Des familles contraintes de rester dans des logements trop petits, des jeunes empêchés de construire leur avenir, des retraités fragilisés. La crise du logement n’est pas seulement une crise statistique : c’est une crise sociale majeure. Le désengagement de l’État dans l’aide à la pierre, la chute de la construction et les coups répétés portés au logement social (RLS, loi Elan, ponctions multiples), ainsi que la guerre sans relâche menée par les derniers gouvernements contre les locataires les plus pauvres, mettent en péril la loi et ses ambitions.
Des maires « hors la loi » refusent le métissage social et culturel qui fait la richesse de ce pays.
Elle est aussi le résultat de choix politiques. Le désengagement de l’État dans l’aide à la pierre, l’effondrement de la construction et les coups répétés portés au logement social – RLS loi Elan, ponctions financières imposées aux…
Auteur: Collectif

