Un bon article de StopMicro contre le concept à la mode aberrant et impossible de « souveraineté numérique » rabâché mécaniquement de la gauche à la droite en passant par « Les écologistes ».
Où on se rend compte que pour sortir de l’insoutenable et indésirable numérisation afin de vivre l’autonomie, il faut forcément sortir du capitalisme et se libérer de l’Etat.
Pour en finir avec les fantasmes d’IA ou de numérique frugal, éthique ou local.
Contre la « souveraineté numérique »
Peut-on imaginer une IA locale, responsable, bio et sous-contrôle ? Le collectif STopMicro qui lutte contre l’extension d’usines de semi-conducteurs (et de tout le monde qui va avec), se penche ici sur la question de la « souveraineté numérique », soit de la capacité d’un État de contenir et réguler une technologie qui ne connaît par essence pas les frontières.
(…)
Cette proposition autour de la « souveraineté numérique » est politiquement consensuelle. BFMTV décrivait ainsi « une sorte de moment de grâce politique, où tout le monde était d’accord »
(…)
De tout cela, le monde « souverainiste de gauche », anti-libéral, syndicaliste, écologiste, ne peut que se féliciter. Les uns parce que si c’est fait chez nous, c’est mieux qu’ailleurs ; les autres parce que tout cela est censé permettre de combattre les entreprises privées de la Tech et le fasciste Trump ; d’autres encore s’illusionnent sur le fait que les nuisances produites ici ne le seront pas ailleurs – c’est touchant de naïveté.
(…)
« La fabrication de semi-conducteurs est l’activité de fabrication la plus complexe que l’on connaisse actuellement », explique l’Association européenne des entreprises de semi-conducteurs (ESIA)
Quand la CGT affirme qu’« il faut maîtriser la chaîne de production de bout en bout » [16], il est nécessaire de rappeler que les puces électroniques sont un pur produit de la mondialisation…
Auteur:

