Une politique fiscale au service du capital
Leur politique est une politique de classe, elle sert les intérêts des 1% les plus riches, des actionnaires, des patrons d’entreprises. La casse des services publics vise à ouvrir des marchés rentables pour les entreprises privées et leur soif de profits. Les coupes prévues sont des choix politiques et non pas des obligations purement comptables, contrairement à ce que cherche à faire croire le gouvernement. L’Etat de Vaud a enregistré 11 milliards d’excédants ces 18 dernières années, il dispose d’une fortune de 2,85 milliards (décembre 2024). Le déficit est marginal, mais il sert de prétexte pour diminuer les droits sociaux de la majorité de la population. Ils osent en faire un argument alors qu’il a été provoqué par des réductions d’impôts sur les entreprises et les plus riches. La droite compte aggraver encore plus cette tendance avec son initiative pour une diminution des impôts sur la fortune et le revenu de 12%.
La casse des services publics vise à ouvrir des marchés rentables pour les entreprises privées et leur soif de profits.
De manière générale, les possédant·es bénéficient de nombreux privilèges fiscaux en Suisse : taux d’impôt sur la fortune et sur les revenus très réduits, pas d’impôt fédéral sur les successions, fiscalité très avantageuses pour les entreprises (des exemptions fiscales pures et simples sont courantes pour attirer des multinationales), déductions fiscales massives, pas d’impôt sur les gains en capitaux (achat et vente d’action), concurrence fiscale entre les cantons, etc. La tendance s’est encore accentuée depuis le début des années 90 et la mise en place de contre-réformes néolibérales. L’introduction des boucliers fiscaux – un dispositif visant à plafonner l’impôt et annihiler ainsi le principe de progressivité – en est un exemple. Déjà que les barèmes d’imposition ne sont pas très progressifs…
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