Qui sommes-nous ?
Nous sommes des travailleurs. Depuis notre plus jeune âge, nous sommes témoins de l’exploitation brutale de nos pères et mères, de nos voisins, des habitants de nos quartiers ouvriers et des travailleurs du monde entier par les capitalistes et le capital lui-même. Nous éprouvons dans notre chair, notre peau, nos veines et notre sang cette réalité que tout ce qui existe dans le capital et toute la richesse sociale sont produits par notre classe, tandis que la pauvreté, la misère et la dégradation s’accumulent de plus en plus sur nous.
Plus nous produisons, plus nous sommes séparés des moyens de production, du processus de travail et des produits de notre propre labeur. Plus nous décuplons la puissance du capital, plus nous nous sommes épuisés, plus nous sommes diminués et déshumanisés.
Les yeux grands ouverts et de tout notre être, nous constatons que l’État, l’armée, la loi, le droit, la moralité, la culture, la police, la religion, la mosquée, et tout ce qui existe dans la société actuelle appartiennent à la classe capitaliste. Ils défendent le capitalisme, ils s’opposent à nous et ils permettent la pérennité de notre exploitation impitoyable par le capital. Notre conscience, notre compréhension, notre pensée, notre raison, nos émotions et notre perception sont indissociables de ces réalités.
En tant que travailleurs, nous sommes spontanément anticapitalistes et opposés à l’esclavage salarié. Aucune philosophie, science, expertise ou autorité intellectuelle particulière n’est nécessaire pour nous enseigner l’hostilité envers le capital. Les racines de notre anticapitalisme spontané plongent ici, au cœur même de ces réalités vécues.
Nous ne sommes pas un groupe, un parti, une organisation, un comité ou une fraction. Nous considérons ces formations, construites au détriment des travailleurs, comme des instruments qui détournent notre mouvement de classe vers la négociation…
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