Le 12 février à Lyon, un groupe de militants et militantes d’extrême droite a attaqué un meeting de Rima Hassan. Comme à chaque fois que les néofascistes s’en prennent à un événement de gauche, la police laisse faire. Elle contraint donc les organisateurs et organisatrices de ces événements à constituer des services d’ordre pour se défendre.
La réciproque n’est pas vraie : quand des manifestations s’opposent à des meetings d’extrême droite, l’État déploie d’énormes dispositifs policiers pour les protéger et réprime les mobilisations antifascistes. Toujours est-il qu’à Lyon, inévitablement, une rixe a éclaté, et un militant identitaire est entre la vie et la mort.
Puisqu’un narratif victimaire est déjà en train de se propager dans les médias de Bolloré, présentant les agresseurs comme d’innocentes victimes des «antifas», il nous faut rappeler que l’extrême droite tue, mutile et terrorise en toute impunité depuis des années. Voici une liste non exhaustive de crimes racistes et fascistes commis par l’extrême droite depuis 4 ans. Aucun n’a fait la Une des médias. Aucun n’a provoqué de polémique nationale.
19 mars 2022, Paris.
Des néo-nazis agressent un homme racisé en pleine rue, des injures racistes fusent. Il s’avère qu’un rugbyman argentin à la carrière internationale, se trouve à proximité et s’interpose. Il s’appelle Federico Martín Aramburú. Avec son ami, ils sont roués de coups par les nervis racistes. L’un d’eux, Loïk Le Priol, ancien du GUD – groupuscule violent d’inspiration fasciste, exhibe un brassard de police. Puis il revient armé, dans une jeep, et abat de plusieurs balles dans le dos Federico Martín Aramburú. Le père de famille meurt sur le coup.
Loïk le Priol tente de s’enfuir en Ukraine. Lui et ses complices possédaient des armes, des objets nazis et des contacts au sein de la police. Cette affaire, en pleine campagne…
Auteur: B

