Nantes (Loire-Atlantique), correspondance
En lieu et place de panneaux « Villes fleuries », des pancartes « Villes et villages pesticides, le label des zones de captage polluées ». Celles-ci ont fait leur apparition l’an dernier à l’entrée des 38 communes autour de la zone de captage d’eau potable du Plessis-Pas-Brunet, une trentaine de kilomètres au nord de Nantes. Une action parodique, signée par le collectif d’habitants Pour de l’eau potable. Elle visait à soutenir l’examen de la proposition de loi portée par Jean-Claude Raux, député écologiste de la 6e circonscription de Loire-Atlantique, qui n’avait finalement pas pu être étudiée.
Cette année, nouvel espoir pour ce texte, lors de la niche parlementaire du groupe Écologiste et Social de l’Assemblée nationale, prévue le 12 février. Alors collectifs, associations et syndicats ont de nouveau organisé une mobilisation le 11 février, afin d’encourager les représentants nationaux à adopter ce texte. Cette fois, pas de taxe Zucman sur les ultrariches et d’obstruction démentielle en vue, qui empêcheraient a minima son examen. La proposition de loi sera en seconde position des textes soumis par le groupe.
L’ambition est nationale : prévoir d’ici 2030 l’interdiction des pesticides et engrais azotés minéraux sur l’ensemble des aires d’alimentation des 1 100 captages « prioritaires » (sur 33 000 en France), parce que les plus pollués. Une manière de répondre à plusieurs enjeux : la fermeture de plus en plus régulière de captages diminuant les capacités en ressource et éviter que les Français ne boivent une eau trop polluée. Selon les dernières données du ministère de la Santé, 28,5 % de la population a accès à une eau potable non conforme vis-à-vis des pesticides.
Captages pollués
La Loire-Atlantique sera particulièrement suspendue à ce vote, en raison de l’implication d’habitants, mais surtout de la…
Auteur: Mathilde Doiezie

