Difficile de savoir de quel côté tombera la pièce. La condamnation de Marine Le Pen, le 31 mars, qui écope de cinq ans d’inéligibilité avec application immédiate, semble à la fois enthousiasmer et inquiéter la gauche. D’un côté, il y a ceux qui craignent qu’en instrumentalisant un supposé « procès politique », la cheffe de file du Rassemblement national (RN) n’en ressorte renforcée. De l’autre, ceux qui y voient une occasion de trouver une issue favorable à l’union de la gauche. Au milieu des divisions, la société civile est déterminée à faire entendre sa voix.
Pour la « défense de l’État de droit » remis en cause « par l’extrême droite », plusieurs organisations, dont Greenpeace, la CGT, SOS Racisme et la Ligue des droits de l’Homme appellent à manifester « partout en France » le 12 avril.
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Dans une tribune publiée en février dans Ouest-France, le porte-parole de Greenpeace France Jean-François Julliard alertait aussi sur le retour de bâton écologique, qui gronde en même temps que l’extrême droite prend de l’ampleur partout dans le monde. S’attaquant au « mirage dangereux » de l’extrême droite, celui-ci appelait à « faire unité avec l’ensemble des forces qui se battent pour défendre l’environnement, les libertés associatives et les droits humains et contre toute forme de discrimination ».
Face à une offensive réactionnaire étouffant le débat public, des militants et d’anciens responsables syndicaux avaient déjà signé en janvier un appel au « sursaut unitaire » sur le terrain, pour constituer une alternative politique œuvrant « pour la justice sociale, écologique et démocratique ».
Un nouveau sursaut collectif ?
Parmi les signataires, Gérard Aschieri, ancien responsable national du Snes (le syndicat majoritaire des enseignants du…
Auteur: Fanny Marlier

