Point de départ
Comme on parle d’hétérosexualité on va pas mal parler en termes binaires (les hommes/les femmes) parce que le régime politique hétérosexuel se base sur cette binarité. La réalité n’est pas binaire, c’est le régime cishétérosexuel qui la crée et l’impose ; il est donc dur de le décrire en dehors des termes binaires qu’il produit et impose.
Notre position sur le foyer et les relations (de couple) hétéro est ancrée dans les conditions d’existence de personnes blanches vivant dans les pays dits occidentaux. Dans ce contexte, on dénonce le couple hétérosexuel et le foyer comme une base matérielle du patriarcat et du capitalisme mais ce n’est pas le cas de tous les mouvements féministes. En effet, des mouvements de féministes décoloniales montrent que le foyer peut être un lieu de résistance, une force politique face aux oppressions extérieures comme le racisme, l’islamophobie. On vous renvoie à un entretien avec Fatima Ouassak « La priorité est d’exister politiquement en tant que femmes et mères des quartiers populaires » pour approfondir cette question.
On évoque dans ce texte beaucoup le travail en différenciant le travail productif payé fait principalement par les hommes et le travail reproductif gratuit accompli par les femmes en évoquant celui qui est rémunéré comme “plus valorisé que l’autre”. Cependant, on voit une double exploitation par le capitalisme. Les hommes sont dominés via le travail salarié et à leur tour dominent les femmes. Elles produisent les conditions (travail ménager, produire et s’occuper des enfants) pour que les hommes travaillent. Notre postulat est qu’on ne s’émancipera pas avec le travail. On ne veut pas de girlboss ; on ne veut pas de boss et pas de “girls”.
L’hétérosexualité n’est pas une orientation sexuelle
On a d’abord discuté de l’idée de :…
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