Il y a 4 ans, le 15 juin 2021 deux cents gendarmes et policiers menés par la Sous-direction Anti-Terroriste (SDAT) prenaient d’assaut les villages de Gentioux, Cieux et Bussière-Boffy en Creuse et en Haute-Vienne. Six personnes de 50 à 70 ans étaient interpellées et placées en garde à vue : une directrice d’école, une potière, un plombier, une menuisière, un chargé de cours à l’université et une infirmière. Soupçonnés d’avoir incendié un pylônes et ce faisant privé plus d’1 millions d’habitant de télé, ils étaient mis en examen pour association de malfaiteurs et destruction de biens en bande organisée (nous avions interviewé l’une des mise en examen par ici). Comme il n’est jamais suffisant d’espérer se défendre juridiquement, leur comité de soutien organise 3 jours de débats, discussions et concerts Contre l’informatisation de la société. A cette occasion, ils publient cette tribune qui propose de resituer la place des technologies dans nos vies.
Aujourd’hui comme depuis ses débuts, il faut s’organiser contre l’informatisation de la société
« Nous, « public », « usagers », « simples citoyens », avons été placés devant le fait accompli. Ou plus exactement, comme c’est la règle en matière de nouvelles technologies, le débat n’a pas existé, car la technologie n’est pas censée être politique. […] Il n’existe ni lieu ni moment pour en débattre ».
Célia Izoard, Merci de changer de métier, éditions de la Dernière lettre, 2020
Le 15 juin 2021, la répression « antiterroriste » (SDAT, GIGN et autre PSIG) s’abattait en Limousin sur plusieurs personnes soupçonnées d’avoir provoqué des incendies pour dénoncer le déploiement du compteur Linky puis de la 5G. Il est frappant de constater que les moyens policiers employés pour mener l’enquête qui a conduit aux arrestations reposent sur les mêmes dispositifs techniques que ceux qui étaient…
Auteur: dev

