Si ce conflit oppose deux camps, il n’est pourtant pas possible de le réfléchir en dehors d’une lecture anticoloniale. Colonisation d’abord de la part de puissances impérialistes européennes comme la Grande Bretagne, qui ont pris le contrôle de nombreux territoires, dont la Palestine, pour en exploiter les ressources (pétrole,terres…). Puis, suite aux horreurs de la seconde guerre mondiale, il y eu le soutien de la création de l’Etat sioniste d’Israel, qui continuera cette entreprise de colonisation en grapillant toujours plus de territoires alentours, et principalement aux palestiniens. Cette colonisation, pratiquée et soutenue par les differents gouvernements depuis la création d’Israel, s’est accelerée et exacerbée avec l’arrivée au pouvoir de Netanyahou et de son gouvernement d’extrême droite.
Pourtant les palestiniens ne la subissent pas passivement ; differents mouvements de résistances et d’actions individuelles se mettent immédiatement en place pour lutter contre. Mais malheureusement et comme ailleurs dans le monde, certains luttent pour la création d’un état palestinien dont ils seraient évidemment les dirigeants. Mais la création d’un état, quel qu’il soit, ne constitue en rien une solution, et participe au contraire à soumettre les habitants à une idéologie liberticide qui ne va que dans le sens des classes dirigeantes et bourgeoises.
Ainsi, si les luttes de libération nationale contre le pouvoir colonial peuvent s’avérer vitale (pour continuer à vivre où l’on vit, à parler sa langue, à jouir de ses pratiques culturelles …) remplacer les tyrans coloniaux par des tyrans locaux qui continuent à exploiter et soumettre leurs « propre » population (comme dans de nombreux processus de décolonisation) n’est pas pour autant une perspective réjouissante.
Se limiter à cette perspective, comme le font bon nombre d’organisations d’extrême gauche en France, c’est légitimer la…
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Auteur: IAATA

