Contre toute attente

Ne pas jouer au poker avec le fascisme.

Contre toute attente …

Certain.e.s seront certainement surpris.e.s de ce communiqué mais on va essayer d’expliquer au mieux ce qui nous pousse aujourd’hui à le faire.
L’annonce prévisible des résultats de ce scrutin européen n’a surpris personne. En revanche, l’annonce de la dissolution comme une énième dégueulasserie de macron était moins attendue.

Il reste donc 15 jours de luttes si on ne veut pas voir le pen ou bardella au pouvoir comme première ministre. Il reste une vie entière de lutte contre les idées réactionnaires / fascistes.
Pour celles et ceux qui seraient tenté.es de laisser faire, en se disant que cela montrerait enfin l’incompétence de l’extrême droite à gouverner, voire même en misant sur l’idée qu’une révolte de gauche suivrait, le pari est très dangereux. On sait quand l’extrême droite prend le pouvoir, on ne sait jamais quand elle le rend. Et surtout ce coup de poker est un luxe que ne peuvent se permettre que les personnes blanches, cis et hétéronormées : pour les autres les
conséquences seront très rapides et concrètes.

Alors nous on ne veut pas jouer au poker. On veut les battre à coup sûr. Quitte à tricher et déroger un peu à nos règles pour celles et ceux qui ne votent pas par conviction.
Le vote pourrait-il être un acte radicalement antifasciste dans ce contexte particulier ?

Jamais nous ne pensions un jour laisser une place aux urnes dans notre combat contre l’extrême droite et le fascisme. Aujourd’hui il nous semble pourtant qu’aller dans l’isoloir peut aider, dans l’immédiat, à éloigner ce risque même si à ce geste nous préférons mille fois la multitude des manifs, l’effervescence des blocages, les confrontations d’idées dans les assemblées.
Bien sûr on a peur de se faire avoir et qu’il s’agisse de reculer pour mieux sauter, nous avons peur de nous retrouver dans la même situation aux prochaines…

La suite est à lire sur: dijoncter.info
Auteur: