Le durcissement de la politique migratoire allemande secoue l’Union européenne. Berlin va rétablir les contrôles aux frontières avec cinq pays, la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas et le Danemark. Ce mécanisme entrera en vigueur à partir du 16 septembre pour une durée de six mois. Depuis octobre, de tels contrôles ont déjà été remis en place avec la Suisse, l’Autriche, la Pologne et la République tchèque. « Nous avons défendu le principe d’une double frontière pour contrôler l’immigration clandestine. On nous expliquait, avec une certaine arrogance, que c’était impossible. Aujourd’hui, l’Allemagne l’instaure et prouve qu’avec de la volonté politique et un peu de courage, il est possible de contrôler nos frontières », s’est félicitée Marine Le Pen sur le réseau social X.
Pourtant, la mesure n’a rien à voir avec le système de double frontière, défendu par le Rassemblement national pendant la campagne des européennes. Il s’agit d’un dispositif prévu par le code Schengen, qui permet à un Etat de rétablir unilatéralement des contrôles à ses propres frontières dans un contexte spécifique, sans conséquences donc pour les frontières extérieures de l’union. Néanmoins, son application, notamment sur le long terme, représente une entrave au principe de libre circulation.
Ce que dit le code Schengen
« Ce mécanisme de dérogation date de 2011, il a été mis en place à la demande du…
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Auteur: Romain David

