COP 30 : « Nous, citoyens équatoriens, ne recevons pas la protection qui nous est due par l’État »


Elle donne son âge, on lui fait répéter, pas certain d’avoir bien compris : 15 ans. Leonela Moncayo, telle une chauffeuse de salle chevronnée, vient de soulever les applaudissements nourris de la salle. Le Tribunal des droits internationaux de la nature (1) tenait à Belém son ultime séance, le 11 novembre dernier, importante mobilisation lors d’une « COP citoyenne » qui en a recensé plusieurs dizaines depuis le début novembre dans la ville brésilienne où se tient la COP 30 officielle. L’école de Leonela lui avait accordé une semaine de congés afin qu’elle puisse venir témoigner de sa lutte contre la pollution par les hydrocarbures en Équateur.


Je suis une militante de la défense de l’Amazonie équatorienne. Dans ma région de Sucumbíos, nous sommes confrontés au problème de la pollution liée à l’exploitation des hydrocarbures, et notamment aux « torchères de la mort ». Au cours du processus d’extraction du pétrole, on brûle le gaz qui l’accompagne, à l’air libre, par des torchères qui libèrent des toxines très puissantes, responsables de maladies telles que le cancer et d’autres affections très graves. Des enfants sont au nombre des personnes touchées par cette pollution. En effet, certaines torchères sont installées à proximité d’établissements scolaires, ce qui est particulièrement préoccupant !

Il y a cinq ans, nous avons commencé notre lutte en portant plainte contre le gouvernement équatorien pour violations des droits humains et dommages environnementaux. Nous avons mené des études pendant des mois, pour déterminer le nombre exact de torchères, les composants les plus toxiques qu’elles émettaient et l’impact de leur présence.


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Auteur: Patrick Piro

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