Le 12 décembre 2015, Laurent Fabius marquait les esprits avec son petit marteau en bois en forme de feuille verte et sa phrase solennelle : « Je ne vois pas d’objection dans la salle. Je déclare l’accord de Paris pour le climat adopté. » Celui qui était alors ministre des Affaires étrangères et président de la COP 21 actait l’adoption de cet accord majeur visant à contenir le changement climatique, ratifié par 195 pays.
Ceux-ci se sont donc engagés à soumettre des plans climat plus ambitieux tous les cinq ans afin d’atteindre la neutralité carbone en 2050. Trois pays seulement n’en font pas partie : l’Iran, le Yémen et la Syrie. Les États-Unis s’en retirent en janvier 2026. Depuis dix ans, la grand-messe annuelle du climat est scrutée et souvent jugée décevante, au vu des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents et intenses : pluies torrentielles, inondations dévastatrices, ouragans puissants, vagues de chaleur, incendies de forêt…
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La Terre ne cesse de se réchauffer, et ses habitant·es d’en subir les conséquences. Selon le rapport de l’Organisation météorologique mondiale, « L’État du climat pour la COP 30 », publié le 5 novembre, les onze dernières années sont les plus chaudes jamais enregistrées. Pour la période janvier-août 2025, la température moyenne mondiale a dépassé de 1,42 °C celle de l’époque préindustrielle.
L’objectif de l’accord de Paris est clair : maintenir « l’augmentation de la température moyenne mondiale bien en dessous de 2 °C au-dessus des niveaux préindustriels » et poursuivre les efforts « pour limiter l’augmentation de la température à 1,5 °C ». Pour Françoise…
Auteur: Vanina Delmas

