Les lobbies industriels trustent la COP17 biodiversité à Erevan, alerte le média Contexte. Selon la liste officielle des participants accrédités, publiée le 29 octobre, 479 représentants d’entreprises et de secteurs industriels participent aux négociations — un chiffre qui ne comptabilise pas ceux présents au sein des délégations nationales. Parmi eux, une quinzaine de représentants de l’Ipieca, le lobby des industries pétrolières et gazières, et cinq de l’ICMM, qui représente le secteur minier.
L’industrie pharmaceutique s’est également mobilisée. Huit représentants de la Fédération internationale des fabricants et associations pharmaceutiques (Ifpma) sont présents, dont deux salariés de Bayer. Une troisième représentante du groupe allemand participe au sein d’une association brésilienne. Le laboratoire danois Novo Nordisk est lui aussi représenté au sein de la délégation nationale. Dans l’agro-industrie, CropLife International, qui défend les intérêts de producteurs de pesticides BASF, Bayer et Syngenta, compte une dizaine de délégués.
Cette présence s’explique par l’un des principaux enjeux de la conférence, organisée du 19 au 30 octobre : la réforme des subventions à la destruction de l’environnement. Car les négociations portent, entre autres, sur la suppression des aides publiques aux énergies fossiles et à certaines pratiques agricoles mortifères pour les écosystèmes. « S’ils sont là, c’est que nous touchons au cœur du problème », a résumé un négociateur. Adopté en 2022, le cadre mondial de Kunming-Montréal prévoit de réduire d’au moins 500 milliards de dollars par an, d’ici à 2030, les incitations financières néfastes pour la biodiversité.
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Biodiversité : chefs…
Auteur: La rédaction de Reporterre
