COP27 : les pays du Sud réclament les 100 milliards de dollars annuels promis par ceux du Nord

La COP27 vient de s’ouvrir en Egypte. En première ligne face aux cataclysmes climatiques, les pays du Sud réclament aux pays du Nord les 100 milliards de dollars annuels promis pour réparer les dégâts irréversibles que leur incessante consommation d’énergies fossiles provoque chaque année.

Les effets du changement climatique se font ressentir de plus en plus intensément, et les pays pauvres en subissent les pires impacts. De nouvelles études révèlent que l’économie mondiale a subi des milliards de dollars de dommages économiques entre 1992 et 2013, notamment à cause des vagues de chaleur de plus en plus intenses et fréquentes avec le changement climatique.

Cruauté du sort : ce sont les pays ayant émis le moins de gaz à effet de serre qui en subissent les pires conséquences, notamment dans les région tropicales pauvres. En plus de subir des « pertes et dommages » irréversibles, ces pays se retrouvent dramatiquement endettés.

« Ces catastrophes contraignent de nombreux pays à s’endetter davantage, relève le New Scientist.On estime par exemple à au moins 10 milliards de dollars le montant des dégâts causés au Pakistan par les récentes inondations. »

C’est pour cette raison qu’en 2009, les pays développés – en particulier ceux du G20 qui sont responsables de 80% des émissions mondiales de gaz à effet de serre – se sont engagés à verser chaque année 100 milliards de dollars, et ce dès 2020, pour rembourser leur dette climatique aux pays qui en souffrent le plus.

Deux ans plus tard, le compte n’y est pas : seuls 83,3 milliards de dollars ont été versés en 2020 selon l’OCDE. Pire, 70% de cette somme correspondrait en fait à des prêts, aggravant la dette de pays déjà plongés dans la détresse économique à cause du changement climatique.

Une étude publiée en juin par le groupe des Vulnérables 20, qui comprend les 58 pays les plus exposés au réchauffement climatique, signalait ainsi que les pays en développement ont perdu 525 milliards de dollars, soit l’équivalent de 22 % de leur PIB de 2019, au cours des vingt dernières années à cause des changements des températures et des précipitations provoqués par les activités humaines.

La COP27 devrait donc être le lieu d’âpres négociations pour que les pays obtiennent non seulement le versement de l’aide promise, mais également des financements supplémentaires pour compenser les « pertes et préjudices » qu’ils subissent chaque année.

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Auteur: Laurie Debove