Lors de la COP28 qui vient de se terminer à Dubaï, la communauté internationale avait la lourde responsabilité de produire un bilan de la mise en œuvre de l’Accord de Paris, huit ans après son adoption.
Ce bilan avait pour but d’évaluer les progrès collectifs, d’actualiser et de renforcer les mesures prises pour lutter contre les changements climatiques.
La décision adoptée à Dubaï par la communauté internationale relève du compromis. C’est une COP qui a su éviter l’échec, sans pour autant annoncer des changements substantiels nécessaires pour éviter le pire.
Chercheurs et chercheures à l’UQAM, à l’Université d’Ottawa et à l’Université Laval, nous étions observateurs et observatrices pour le Centre québécois du droit de l’environnement et le Centre du droit de l’environnement et de la durabilité mondiale. Nous avons suivi la COP28 à distance et en personne. Voici les éléments clés que nous en retenons.
Une organisation logistique qui en a exclu plusieurs
La COP28 restera dans les mémoires des délégués non-VIP présents sur place comme un événement où les déplacements et l’orientation sur l’immense site d’Expo City Dubaï étaient difficiles. Cela a rendu la participation aux rencontres et aux événements ardue. Le nombre d’entre eux annulés ou retardés, sans préavis, était également notable.
Lorsqu’au bout de ce parcours du combattant, le ou la délégué lambda parvenait à se rendre à un événement ou une rencontre en cours, l’accès à la salle pouvait encore lui être refusé, faute de places assises disponibles, très limitées. Il ou elle pouvait aussi se heurter à la barrière de la langue, puisque les traductions dans les langues officielles des Nations unies, autres que l’anglais, n’étaient pas systématiques.
Les rares manifestants ont dû composer avec les restrictions à l’espace civique et les changements à l’agenda qui limitaient leur…
La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Alexandre Lillo, Professeur au Département des sciences juridiques, Université du Québec à Montréal (UQAM)

