Ce message intervient après qu’un nouveau rapport de l’ONU a révélé qu’au cours des deux dernières années, un système sophistiqué qui détecte les fuites de méthane importantes a envoyé 1.200 notifications aux gouvernements et aux entreprises, mais que seulement 1 % de ces notifications ont reçu une réponse.
« Nous disposons désormais d’un système éprouvé pour identifier les fuites majeures afin de pouvoir les arrêter rapidement, souvent avec de simples réparations. Dans certains cas, il s’agit littéralement de resserrer les boulons », a déclaré Inger Andersen lors de la présentation du rapport, qui met en évidence les alertes du Système d’alerte et de réponse sur le méthane (Methane Alert and Response System – MARS).
L’alerte de la cheffe du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) n’était qu’un des nombreux événements clés qui se sont déroulés vendredi à la COP29. Le dernier sommet annuel des Nations Unies sur le climat se déroule dans la capitale azerbaïdjanaise depuis lundi et se poursuit ce week-end avec des experts et des négociateurs gouvernementaux prêts à entamer des discussions difficiles sur le financement du climat et la réduction des émissions de gaz à effet de serre. L’objectif est de parvenir à un accord d’ici la fin de la réunion à la fin de la semaine prochaine.
Qu’est-ce que le méthane ?
Selon le PNUE, les émissions de méthane d’origine humaine sont responsables d’environ un tiers du réchauffement actuel de la planète. La réduction de ces émissions est le moyen le plus rapide et le plus rentable de ralentir le réchauffement climatique à court terme et est essentielle pour éviter des dommages climatiques critiques.
Trois industries sont responsables de la majorité du méthane d’origine humaine : l’agriculture, les déchets et les combustibles fossiles. L’extraction du charbon contribue à 12 % des émissions de l’industrie des combustibles…
Auteur: Nations Unies FR

