Les négociations climatiques de la COP30 au Brésil entre près de 200 pays sont entrées vendredi 21 novembre dans les dernières heures officielles sans compromis en vue sur la question du pétrole, du gaz et du charbon. Au point que l’Union européenne, sommée de donner des gages aux pays en développement, évoque ouvertement la perspective de quitter Belem « sans accord », ce qui serait un échec humiliant pour le Brésil et cette première conférence climatique de l’ONU en Amazonie.
La présidence brésilienne du sommet, commencé le 10 novembre, a convoqué un petit panel représentatif des pays dans son bureau à 17 h 00 (21 h 00 à Paris) pour tenter de dénouer la situation.
Les débats sont focalisés sur le projet d’accord présenté à l’aube, avec une grande omission : il ne contient pas le mot « fossiles », et encore moins la création de la « feuille de route » réclamée par au moins 80 pays européens, latino-américains ou insulaires. Protestation immédiate de cette coalition informelle, dont la Colombie, qui mène la bataille contre la « prolifération » du pétrole.
« Ce qui est actuellement sur la table est inacceptable », a déclaré le commissaire européen au climat, Wopke Hoestra, pour qui « nous sommes vraiment face à un scénario sans accord ».
Qui s’oppose ? L’Inde, l’Arabie saoudite et la Russie, rejoints par des pays émergents, a déclaré Monique Barbut, ministre française de la transition écologique.
« Je mets en garde les médias contre les narratifs simplistes sur les véritables bloqueurs », lui a répondu Romain Ioualalen, de l’ONG Oil Change International, car les négociations portent aussi sur les aides financières et techniques aux pays pauvres « qui sont bloquées par les pays développés ».
« Ne nous laissons pas distraire par tout ce bruit. Dans toute négociation climatique, il y aura toujours des accusations….
Auteur: La Croix (avec AFP)

