COP30 : comment la sobriété peut nous aider à réduire les émissions carbone

Les Européens vont-ils rester une force d’entraînement dans la lutte mondiale contre le changement climatique ? Il leur reste deux semaines pour rendre publics leurs nouveaux objectifs de contribution à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Le 10 novembre s’ouvrira en effet la COP30 à Belem (Brésil). Presque tous les États de la planète y seront présents, pour amplifier l’engagement pris il y a dix ans à Paris de limiter la hausse moyenne des températures. Un enjeu crucial pour les écosystèmes et les populations de la planète, liés par un destin commun.

Les États de l’Union européenne ont tardé à s’entendre. En 2019, ils se sont fixé un but très ambitieux : atteindre en 2050 la neutralité carbone – donc ne pas émettre plus de gaz à effet de serre qu’il n’en est retiré par la nature ou par l’homme. La Commission européenne propose une marche intermédiaire : réduire les émissions de 90 % d’ici à 2040 par rapport à l’année 1990. La trajectoire nécessite la transformation radicale de nombreux secteurs d’activité et de nos habitudes de consommation. Finalement, l’accord pourrait être scellé in extremis, le 4 novembre.

Comment faire ? La Croix apporte son écot à la réflexion durant les deux prochaines semaines. Avec un mot qui déclenche les passions : sobriété. Les sociétés occidentales ont en effet un mode de vie trop gourmand en énergie. Pour freiner nos émissions, il faut notamment produire moins et jouer sur la demande. Peut-on se déplacer, se nourrir, organiser le cycle des produits, en puisant moins dans les ressources, mais sans réduire la joie de vivre ? Des exemples très concrets montrent que oui. Tandis qu’à travers le monde, de grands pays émergents transforment leur mix énergétique pour contenir leur empreinte carbone. C’est une aventure collective à l’échelle de l’humanité qui se déploie sous nos yeux, et dans…

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