Devant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, à Genève, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a indiqué que les droits fondamentaux sont gravement restreints, notamment la liberté d’expression, le droit à l’information, la liberté de circulation, ainsi que l’accès à la nourriture et aux soins de santé.
De plus, les familles des personnes disparues en République de Corée (Corée du Sud), au Japon et dans d’autres pays continuent de demander des réponses à la Corée du Nord, sans succès. Les familles séparées ne peuvent pas entrer en contact les unes avec les autres.
« Les personnes rapatriées de force en RPDC sont victimes de graves violations des droits de l’homme et de détentions prolongées. J’exhorte à nouveau tous les gouvernements à mettre fin au rapatriement forcé des ressortissants nord-coréens », a déclaré Volker Türk.
Une sécurité fondée sur la seule puissance militaire
Alors que le neuvième Congrès du Parti des travailleurs de Corée, qui s’est tenu le mois dernier, a donné la priorité au développement économique, tout en mettant davantage l’accent sur les capacités militaires, l’ONU rappelle certains fondamentaux. Selon le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH), une sécurité fondée uniquement sur la puissance militaire est fragile et risque d’aggraver les conflits.
« Elle conduit également à des violations des droits de l’homme, comme on le constate en RPDC : de la répression et du travail forcé au détournement de ressources dont le pays a désespérément besoin pour les services sociaux et le développement durable », a ajouté M. Türk.
Une façon de rappeler que la véritable sécurité passe par un engagement, un dialogue et une coopération significatifs, fondés sur le respect des droits de l’homme et du droit international.
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Auteur: Nations Unies FR

