Les informations recueillies par le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme (HCDH) montrent que la situation « s’est même détériorée dans de nombreux cas », causant encore plus de souffrances à la population, avec un contrôle renforcé du gouvernement sur ses citoyens.
Les services du Haut-Commissaire Volker Türk continuent ainsi de documenter les violations des droits humains, dont certaines peuvent constituer des crimes internationaux, tandis que l’État ne dispose d’aucune institution ou procédure indépendante pour garantir la reddition des comptes et offrir aux victimes des recours efficaces.
« Aucune autre population dans le monde n’est soumise à de telles restrictions », conclut le rapport, qui se fonde notamment sur des centaines d’interviews.
Le rapport cite ainsi des exemples, dont l’utilisation accrue de la peine de mort, des reculs importants en matière de liberté d’expression et d’accès à l’information, avec des peines plus sévères, ou encore l’accroissement de la « surveillance générale» de la population grâce aux progrès technologiques ».
Exécuté pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes
Le HCDH indique disposer de « preuves crédibles » sur des personnes exécutées non seulement pour avoir regardé des séries télévisées sud-coréennes, mais aussi pour avoir diffusé, à un certain niveau, des informations et des médias étrangers.
« Nous voyons des personnes être exécutées pour des crimes que nous pourrions qualifier de crimes ordinaires, tels que la possession de drogue, le meurtre, la possession de pornographie, etc (…). Nous constatons également une hausse des exécutions pour des crimes anti-étatiques, qui constituent des crimes politiques », a déploré depuis Séoul, James Heenan, responsable du HCDH pour la Corée du Nord.
«Si la RPDC poursuit sur sa lancée, la population sera soumise à encore plus de souffrances, de répression brutale et de peur…
Auteur: Nations Unies FR

