Corruption bancaire : le rôle clé de la conception du « leadership » selon les pays

Ces dernières années, les cas de corruption ont régulièrement alimenté la chronique et de grandes banques internationales ont été condamnées à des amendes pour de telles affaires. Bien que ces cas concernent principalement des banques de pays développés, le problème reste néanmoins tout aussi grave dans les pays en développement, à l’image des exemples récents de la Basic Bank au Bangladesh en 2023 ou de la Bank of China début 2024.

Or, la corruption peut nuire à la fonction première d’allocation efficace des crédits, ce qui a des conséquences négatives sur la croissance des entreprises. En outre, les comportements contraires à l’éthique peuvent avoir des effets négatifs sur la satisfaction des clients, la valeur et la réputation de la banque, ainsi que sur la qualité des prêts et les bénéfices de l’enseigne.

Le rôle de la culture nationale

Mais quels sont les facteurs qui expliquent la corruption, outre l’appât du gain au sens strict ? Dans une étude récente que nous avons publiée dans le Journal of Business Ethics, nous nous sommes concentrés sur l’effet de la culture nationale. En effet, comme nous pouvons le constater sur la carte ci-dessous, des pays au niveau de développement équivalent peuvent afficher de grandes différences quant à l’ampleur de la corruption sur leur territoire.

Pour mener l’analyse, nous avons collecté des données à partir de deux sources principales. Tout d’abord, nous nous appuyons sur l’enquête de la Banque mondiale sur les entreprises dans laquelle figure une question sur la corruption des agents bancaires. Ensuite, nous avons mobilisé les données issues d’autres travaux de recherche (ici et ici) pour établir la mesure dans laquelle les différents pays approuvent différents styles de leadership. Ainsi, ces styles de leadership traduisent des préférences sociétales profondément enracinées.

Il existe six dimensions du leadership global approuvé…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Chrysovalantis Gaganis, Professor of Finance, University of Crete

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