Corruption, brutalité et manque de professionnalisme ? Une enquête sur la police en Afrique révèle des tendances divergentes

Les Africains ont généralement une piètre opinion de la qualité des services de police sur le continent. Les perceptions d’inconduite, de corruption et de brutalité policières sont très répandues, selon une nouvelle enquête d’Afrobaromètre. Le réseau de recherche indépendant a interrogé 39 pays entre 2021 et 2023.

Notre enquête apporte de nouvelles preuves de la manière dont les Africains vivent et évaluent leur police. Elle montre que les gens doivent souvent faire face à des demandes de pots-de-vin de la part des policiers. Mais les évaluations varient d’un pays à l’autre : dans certains pays, la police est considérée comme utile.

Afrobaromètre enquête actuellement sur 39 des 55 pays d’Afrique.

En tant que chercheurs à Afrobaromètre, nous publions sur le professionnalisme de la police et d’autres institutions gouvernementales depuis plusieurs années.

Notre analyse révèle également que les perceptions négatives du professionnalisme de la police et de la corruption vont de pair avec une faible confiance du public dans la police, de mauvaises notes sur les performances du gouvernement et le sentiment d’insécurité des citoyens.

Rencontres avec la police

Si certains citoyens sollicitent l’aide de la police (pour signaler un délit, par exemple), d’autres n’interagissent avec la police que dans des circonstances moins volontaires, comme lors d’un contrôle ou d’un arrêt de circulation, ou au cours d’une enquête. Sur l’ensemble de l’échantillon de 39 pays, seuls 13 % des répondants ont déclaré avoir demandé l’aide de la police au cours des 12 derniers mois. Trois fois plus (40 %) ont déclaré avoir eu affaire avec la police dans d’autres contextes.

Parmi les répondants qui ont demandé l’aide de la police, plus de la moitié (54 %) ont déclaré qu’il avait été facile d’obtenir l’aide dont ils avaient besoin. Plus des trois quarts ont trouvé cela facile au Burkina Faso (77 %) et à l’île Maurice (76 %),…

La suite est à lire sur: theconversation.com
Auteur: Matthias Krönke, Researcher, University of Cape Town

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