Jeudi 8 janvier, un nouveau séisme a frappé les écologistes marseillais, déjà très secoués depuis des semaines : après avoir passé la nuit en garde à vue, leur ancien chef de file pour les municipales Hassen Hammou a été condamné à deux mois de prison avec sursis, trois ans d’inéligibilité et 750 euros d’amende pour usurpation d’identité. La victime ici n’est autre qu’Amine Kessaci, très médiatique militant écologiste, dont le frère Mehdi a été tué en novembre 2025 en pleine rue. Contacté par Reporterre, Hassen Hammou nie être l’auteur de cette usurpation sur un réseau social, dont il reconnaît cependant avoir eu connaissance et dit avoir été piégé. « J’ai écrit à Amine pour m’excuser », confie-t-il.
C’est dans ce contexte que, le 13 janvier, Les Écologistes marseillais devront valider leur liste de candidats pour les élections municipales de mars. Une liste présentée par ordre alphabétique : sans tête et sans hiérarchie. Dernier rebondissement d’une crise dont le protagoniste est Hassen Hammou.
Six ans après les élections de 2020, marquées par la victoire du Printemps marseillais, cette coalition de gauche qui avait mis fin à vingt-cinq ans de règne de la droite et dont Les Écologistes étaient le pilier, le parti est en pleine tourmente. Outre les accusations dont fait l’objet son ancienne tête de liste Hassen Hammou, la question de l’alliance avec La France insoumise divise.
« Corruption de mineur »
Le 14 octobre 2025, Hassen Hammou était désigné pour conduire la liste des Écologistes pour les municipales. Le lendemain, le quotidien La Provence révélait sa convocation au tribunal pour avoir « donné un rendez-vous de nature sexuelle à un adolescent de 16 ans », via le forum de rencontre Coco. Une information tenue jusque-là secrète par le principal intéressé, qui a dénoncé un « guet-apens ».
Le 16 décembre 2025, Hassen Hammou a été…
Auteur: Luc Chatel

