Mardi 23 juin, l’Assemblée Nationale a voté le projet de loi constitutionnel sur l’autonomie de la Corse. Dans l’histoire de France, depuis la Révolution française, c’est inédit qu’un territoire considéré comme “hexagonal” obtienne un tel statut. Un débat bouillant s’est alors engagé dans l’hémicycle et en dehors.
Pour le moment, le texte prévoit que l’autonomie s’exercerait sur des compétences telles que « l’aménagement du territoire, le tourisme ou le développement économique ». Mais la question est renvoyée à une future loi organique dont on ne devine pas bien les contours. Certains pointent le renoncement des autonomistes sur l’inscription de la reconnaissance du peuple corse et sur le statut de résidant, ou encore la corsisation des emplois.
Les jacobins rejettent en bonne et due forme toutes ces idées, reléguant parfois l’autonomie et les mouvements qui la soutiennent à des mouvements séditieux voir carrément d’extrême-droite.
Pour tenter d’y voir plus clair dans ces débats complexes, Irving Magi s’est entretenu avec Thierry Dominici, maître de conférences en science politique à l’université de Bordeaux.
Auteur: Le Média

