«La Commission des Lois a décidé de classer cette pétition lors de sa réunion du 21 juillet 2026 à 0h13». Voilà le message qui apparaît en lettres rouges sur le site de l’Assemblée Nationale ce matin, sur la page de la pétition contre le permis de tuer. Dans la nuit, il n’était plus possible d’ajouter sa signature, et l’une des pétitions les plus signées de l’histoire de notre pays est enterrée par un vote conjoint des macronistes et de l’extrême droite. C’est un crachat au visage des victimes passées et à venir de la police, et de leurs proches.
Une véritable lame de fond populaire s’était pourtant levée contre ce projet totalitaire, officialisant la création d’un corps au-dessus des lois, ayant le droit de donner la mort sans rien risquer. C’est l’instauration pour les policiers d’un statut de citoyen à part. D’une caste armée ayant le droit de vie et de mort sur la population. Les policiers restent déjà quasiment systématiquement impunis lorsqu’ils tirent sur quelqu’un, mais avec la «présomption de légitime défense» c’est la garantie d’une absence d’enquête et de sanction pour un agent tueur.
Cette loi est directement empruntée aux néofascistes. Elle figure depuis des décennies dans le programme du Front National de Jean-Marie Le Pen. Un cadre du RN déclarait d’ailleurs dans Le Monde : «On va la voter, c’était notre proposition à la base». Jusqu’au bout, Macron applique les rêves de l’extrême droite. Comme si ce n’était pas assez scandaleux, le 7 juillet Laurent Nuñez a décidé de déclencher une procédure d’exception pour faire passer sa loi encore plus vite : l’article 44.3. Il s’agissait d’un «vote bloqué», qui empêchait les députés de discuter d’amendements à la loi. Et ainsi de la faire passer telle quelle, en urgence, quasiment sans débat, pour aller plus vite. Elle a donc été adoptée par les macronistes, LR et le…
Auteur: B

