Nouvelle semaine sous tension sur le front social, dans le pays. Les regards étaient bien évidemment tournés vers les lycées et les universités en ce lundi de rentrée scolaire, une semaine après le plan d’action du gouvernement censé répondre au mouvement de colère de la jeunesse qui s’exprime depuis le début de l’automne. Après trois samedis de manifestations aux revendications élargies au coût de la vie en général, le 5 novembre est une nouvelle journée que l’exécutif devra surveiller de près.
C’est à cette date qu’une intersyndicale a appelé à faire grève et à manifester en faveur de la défense du pouvoir d’achat. L’enjeu est devenu de plus en plus prégnant au fil des mois, avec une crise pétrolière qui n’en finit plus. Selon des données encore provisoires de l’Insee, la hausse des prix s’est encore accélérée en octobre avec une inflation estimée à 3,4 %, en rythme annuel. L’institut national de la statistique anticipe par ailleurs un recul de 0,4 % du pouvoir d’achat pour les Français cette année, après déjà une baisse du même ordre l’an dernier.
L’issue de ce jeudi-test aura certainement des incidences sur la décision du gouvernement en matière d’évolution du Smic, qui concerne 2,1 millions de salariés (hors fonction publique et secteur agricole). D’après la formule de calcul légal, basée sur l’évolution des prix, le salaire minimum devrait augmenter de 1 % au 1er janvier. Cela…
Auteur: Guillaume Jacquot
