De Kyoto à Charm el-Cheikh, malgré les décennies d’engagements et de sommets annuels, la planète continue de se réchauffer. Jamais la pression n’a été aussi forte sur les gouvernements et les entreprises pour agir – et plus seulement parler.
Le choix de Belém, aux portes de l’Amazonie, la plus grande forêt tropicale du monde, illustre les enjeux : cette région est à la fois un puits de carbone essentiel et une ligne de front dans la lutte contre la déforestation et le changement climatique.
La réunion de cette année vise à passer à la vitesse supérieure. Les délégués examineront les plans climatiques nationaux, plaideront pour mobiliser 1.300 milliards de dollars par an en financements climatiques, adopteront de nouvelles mesures pour aider les pays à s’adapter et feront avancer une « transition juste » vers des économies plus propres.
« L’heure est à la mise en œuvre »
La COP30 se profile comme un tournant décisif – un moment de vérité et un test de la solidarité mondiale.
Le sommet s’ouvre lundi à Belém sur un constat alarmant : selon les scientifiques, la planète est en voie de franchir temporairement la limite de réchauffement de 1,5 °C fixée par l’Accord de Paris. Ce dépassement pourrait rester de courte durée, avertissent-ils, mais seulement si les pays intensifient rapidement leurs efforts pour réduire les émissions, s’adapter aux impacts climatiques et mobiliser les financements nécessaires.
Ce dépassement pourrait être de courte durée, avertissent les experts, mais seulement si les pays agissent rapidement pour intensifier les efforts de réduction des émissions, d’adaptation aux impacts climatiques et de mobilisation des financements.
S’exprimant lors du Sommet des dirigeants, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a été direct : « Ce n’est plus le temps des négociations. L’heure est à la mise en œuvre, la mise en œuvre et encore la mise en œuvre. »
Sous…
Auteur: Nations Unies FR

