Lorsque le ballon roulera sur la pelouse du légendaire stade Azteca de la ville de Mexico, jeudi à 13 heures, heure locale, pour le match d’ouverture de la Coupe du monde de football entre le pays hôte et l’Afrique du Sud, les regards du monde entier seront tournés vers le terrain. À l’occasion du Mondial 2026, organisé conjointement par le Canada, les États-Unis et le Mexique, l’ONU profite de cette gigantesque scène planétaire pour attirer l’attention sur un autre match.
Celui qui se joue loin des tribunes, dans les camps de réfugiés, les écoles, les centres communautaires ou les zones de conflit. Celui où le football devient un langage commun pour parler d’intégration, de santé, d’égalité ou de droits de l’enfant.
Des réfugiés devenus vedettes
Parmi les histoires que l’organisation souhaite raconter figure celle d’Alphonso Davies.
Aujourd’hui capitaine du Canada et l’un des visages de cette Coupe du monde, M. Davies est né dans un camp de réfugiés au Ghana après que sa famille a fui la guerre civile au Liberia. Son parcours est devenu l’emblème d’une campagne du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), qui a dévoilé avant le tournoi une équipe symbolique composée de joueurs ayant eux-mêmes connu l’exil ou issus de familles déplacées.
On y retrouve notamment Antonio Rüdiger, joueur allemand dont les parents ont fui le conflit en Sierra Leone ; Asmir Begović, le gardien de but bosniaque qui a fui le pays alors qu’il n’avait que quatre ans ; Awer Mabil, joueur australien né dans le camp de réfugiés de Kakuma, au Kenya ; ou encore Ali Al-Hamadi, dont la famille a fui l’Iraq pour le Royaume-Uni alors qu’il avait un an.
À travers eux, le HCR cherche à rappeler qu’un enfant déplacé n’est pas seulement une victime de guerre ou une statistique humanitaire. Il est aussi un être en devenir.
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Auteur: Nations Unies FR

